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Conférences 2015

30 août 2014

Le programme des conférences 2015 peut être télécharger ici:

« Conservation et restauration des véhicules » : présentation du 16 juillet 2014

17 juillet 2014

Moisissure, nids de souris, rouille, pièces cassées ou éléments déchirés : voilà les problèmes auxquels sont confrontés les restaurateurs de la Fondation du matériel historique de l’armée suisse à Berthoud, comme l’a présenté mercredi Michiel Brunott, qui travaille au sein de cette fondation. Sa présentation s’est déroulée dans le cadre de la série d’exposés organisés par l’Association du musée suisse de l’armée. A l’aide d’exemples concrets de travaux de restauration et de conservation menés sur divers véhicules et appareils, il a expliqué les procédures et les modes de décision, ainsi que les travaux réalisés. « Il nous faut parfois plusieurs mois pour, par exemple, nous occuper d’un bloc projecteurs. Il n’a été produit qu’à six exemplaires, et le nôtre est donc pour ainsi dire un exemplaire unique ; nous devons donc le manipuler avec précaution. »
Se borne-t-on à conserver les choses, autrement dit à les maintenir dans l’état ? Ou faut-il parfois procéder à une restauration, au risque de perdre les traces de l’origine ou de remplacer des pièces historiquement exactes par des éléments modernes ? Au bout du compte, l’un des objectifs de la fondation HAM consiste à remettre les véhicules et appareils en état de fonctionnement... La visite guidée de la collection de véhicules qui a conclu l’événement a été l’occasion de nombreux échanges de spécialistes parmi la cinquantaine de visiteurs ; il faut dire qu’il s’agissait pour beaucoup d’entre eux de véritables connaisseurs des véhicules de l’armée suisse.

Spandau, « cité militaire » : parallèles avec Thoune - Exposé du 21 mai 2014

22 mai 2014

Berlin-Spandau et Thoune présentent de nombreux aspects communs comme sites d'entreprises d'armement – un aspect ressorti clairement d'un exposé organisé par l'Association du musée suisse de l'armée.

Thoune et Spandau près de Berlin : a priori, on pourrait croire que ces deux villes n'ont guère d'aspects communs. La situation se présente cependant différemment sous l'angle de l'histoire militaire. Une énumération met à jour les parallèles. Il sera difficile de trouver des cités présentant une plus grande concentration d'entreprises étatiques d'armement dans les Etats en question ( le Royaume de Prusse et la Confédération ) : Spandau fabriquait des fusils, Thoune avait la fabrique d'armes ( aujourd'hui Ruag ). La fabrique de poudre de Spandau est comparable au moulin à poudre de Steffisburg et à la fabrique de poudre de Wimmis qui lui a succédé. Dans les deux cités, il existait un laboratoire d'artificiers et une fabrique d'obus ou de munitions. Des pièces d'artillerie ont été produites dans les deux villes ( à Thoune, par des Ateliers fédéraux de construction ), et les deux cités ont été occupées par les troupes françaises, respectivement de 1806 et 1798 jusqu'en 1813. Alors que l'on a encore fabriqué des avions à Thoune, Spandau avait la particularité de disposer d'une fonderie de pièces et d'une fabrique de conserves militaires. Parmi les produits militaires provenant de Spandau, de nombreux types ont été testés aussi en Suisse et ont notamment trouvé place dans l'actuelle collection fédérale d'armes, à Thoune. Cette extraordinaire parenté a été présentée mercredi passé par Henri Habegger, vice-président de l'Association du musée suisse de l'armée ( VSAM ), comme introduction à l'un des exposés organisés en soirée par l'association.

Cette comparaison a constitué une intéressante introduction à l'exposé présenté par Manfred P. Schulze pour la VSAM. Muséologue et curateur retraité de la collection d'artillerie du Musée municipal d'histoire de la citadelle de Spandau, il a fait le tour de l'essentiel de l'histoire de cette place d'armes et cité d'armement, captivant par la fidélité des détails et la précision de la présentation du développement de cette ancienne forteresse puisque, vers les années 1700, l'ancienne petite manufacture de fusils est devenue le principal site d'armement allemand pendant la Première Guerre mondiale. « A certains moments, cette ville de garnison abritait en plus du matériel pour 30'000 hommes ainsi que 250 pièces pour faire face à l'adversaire logique, la France » A la fin de la Première Guerre mondiale, 70'000 personnes travaillaient dans les exploitations militaires. Spandau a aussi été le berceau des fameuses normes industrielles allemandes DIN, en raison de l'existence de longue date d'une assurance-qualité au laboratoire des artificiers.

Tandis que Spandau a vu la fabrication d'armements cesser pour longtemps lors de la capitulation à la fin de la Première Guerre mondiale, Thoune occupe aujourd'hui encore une place importante avec ses entreprises d'armement.

Henri Habegger ( VSAM, à gauche ) et Manfred P. Schulze.

Photos : © Markus Hubacher, Spiez

Assemblée des membres de la VSAM du 10 mai 2014 à Schaffhouse

12 mai 2014

L'assemblée des membres de l'Association du musée suisse de l'armée ( VSAM ), à Schaffhouse, a été l'occasion d'un rappel des principales activités de l'association, à savoir le soutien de la Fondation du matériel historique de l'armée suisse ( Fondation HAM ), les travaux de relations publiques et toute une série de projets.
Quelque 110 membres et invités ont fait le déplacement dans le canton le plus septentrional de la Suisse, s'y sont fait informer sur les activités de la VSAM et ont voté sur plusieurs propositions. Paul Müller, président de la VSAM, a fait la rétrospective d'une année chargée, caractérisée par le réaménagement des relations entre l'Association et la Fondation. Lors de ce rappel des activités de l'exercice écoulé, le président a notamment mentionné les conférences organisées en soirée au sujet de thèmes militaires, dont c'était la cinquième série en 2013 et qui enregistrent une excellente participation, de même que les travaux concernant l'incomparable collection des timbres de soldats de la Première et de la Deuxième Guerre mondiale. Pour l'acquisition de cette extraordinaire collection de timbres de soldats, d'importance nationale, un peu plus de 60'000 des 300'000 francs nécessaires n'ont pas encore été trouvés. La VSAM est encore à la recherche de sponsors pour ce montant. Les visites guidées des collections de même que les contributions à des expositions nécessitent aussi régulièrement un engagement intense du comité et d'auxiliaires. Concernant les travaux de relations publiques, il convient de mentionner les publications en cours de livres ( par exemple le 3e tome de l'ouvrage sur la bicyclette d'ordonnance ) de même que le bulletin d'information de l'association, qui comporte notamment des articles spécialisés.
 L'Association du musée suisse de l'armée soutient financièrement et par le travail bénévole d'auxiliaires les activités de la Fondation du matériel historique de l'armée, sur les sites principaux de Thoune et de Berthoud, où la collection systématique du matériel y compris la documentation est en cours de réalisation. De leur côté, le président et le directeur de la Fondation HAM ont informé sur le progrès des activités, spécialement sur les travaux de constructions dans l'ancienne des régies des chevaux à Schwäbis.
La deuxième partie de la journée a comporté la participation à l'inauguration de la nouvelle exposition spéciale « Mobilisation. Les mobilisations de l'armée suisse depuis 1792 », au Musée de l'arsenal de Schaffhouse, accompagnée de présentations des temps du service actif et des mobilisations. Cette exposition a bénéficié d'un soutien déterminant de la VSAM. Des informations concernant cette exposition, assortie de manifestations spéciales le 2 août et le 6 septembre de cette année et qui dure jusqu'à la fin de 2015, sont à disposition sur le site Internet www.museumimzeughaus.ch.

Assemblée des membres du 10 mai 2014 au Park Casino Schaffhouse

Exposition spéciale « Mobilisation. Les mobilisations de l'armée suisse depuis 1792 » au Musée de l'arsenal de Schaffhouse
Présentations de la mise à disposition de chevaux pendant la Première Guerre mondiale et de la « bataille agricole » pendant la Deuxième Guerre mondiale, et exposition spéciale consacrée à la mobilisation.
L'exposition spéciale a bénéficié du soutien de la VSAM, qui a mis à disposition des spécialistes pour les conseils, du matériel et une contribution de 7'500 francs.

Photos : © Markus Hubacher, Spiez

Les destructions auraient stoppé l'adversaire ! – exposé du 19 mars 2014

20 mars 2014

Détruire de manière ciblée des routes ou des ponts face à un adversaire en approche, c'est à cette fin qu'ont été construits les ouvrages minés de l'armée – un monde auréolé de secret ! A la fin de l'exposé présenté à Thoune, les auditrices et auditeurs en connaissaient le fonctionnement et l'engagement.
Tout le monde en savait l'existence, quelques-uns étaient au courant des détails mais personne n'en parlait : les renforcements de terrain et les destructions préparées d'axes de circulation étaient l'une des composantes centrales de la défense nationale suisse en cas de guerre. Dans les années 1980, on recensait approximativement 2'000 emplacements auxquels des destructions rapides et ciblées étaient préparées. L'explosif étant en place dans les ouvrages et des routes, des voies de chemin de fer et des ponts pouvaient être endommagés dans un délai de 2 à 3 heures avec une ampleur suffisante pour qu'un adversaire progressant doive investir beaucoup de temps, de matériel et de personnel pour rétablir le passage. La conception tactique et technique de ce système de destructions rigoureusement secret a été expliquée par des spécialistes lors d'un exposé organisé à Thoune par l'Association du musée suisse de l'armée. Jürg Trick, ex-chef de la division de la planification des constructions à l'Office fédéral du génie et des fortifications, et Gerhard Wyss, ex-chef de la section des ouvrages de commandement et de combat au Groupe des opérations, ont joué un rôle déterminant dans le développement de cette technique.
La mise au point de la technique a été présentée au moyen d'illustrations et de séquences filmées exclusives, tout comme le fait qu'à eux seuls, l'« usure » et le manque de matériel des troupes du génie auraient stoppé efficacement un adversaire confronté à plusieurs lignes de destructions échelonnées dans la profondeur. En effet, un adversaire moderne avait besoin de voies de circulation praticables.  Gerhard Wyss en est convaincu : « nous ne partions pas nécessairement perdants face aux armées du Pacte de Varsovie ». Dans l'Oberland bernois par exemple, les axes d'importance centrale sur le Lötschberg-Simplon, le Simmental et les deux rives du lac de Thoune étaient préparés avec une succession d'ouvrages minés. Jürg Trick : « l'important était de pouvoir procéder à des destructions ciblées, la destruction totale n'étant pratiquement jamais le but. Par contre, il fallait que l'adversaire soit confronté à un volume de travaux de réparations élevé ».
La déconstruction des renforcements permanents du terrain a commencé après la chute du Mur de Berlin en 1989, la dissolution du Pacte de Varsovie en 1991 et la réalisation d'Armée 95. Toutes les charges explosives devraient avoir été retirées des ouvrages d'ici à la fin 2015.

Jürg Trick ( à gauche ) et Gerhard Wyss : de grands spécialistes des destructions préparées.

Photos : © Markus Hubacher, Spiez

Bulletin VSAM 1 / 14, invitation à l'assemblée des membres, 10 mai 2014 à Schaffhouse

7 mars 2014

Vous pouvez ici télécharger le dernier bulletin VSAM:

L'armée dans le secteur d'Interlaken – les forteresses secrètes – exposé du 22 janvier 2014

23 janvier 2014

Le premier exposé de la série de 2014 organisée en soirée par l'Association du musée suisse de l'armée a été consacré à un secteur très important de l'Oberland bernois puisque, avec l'occupation du Réduit en 1941, Interlaken s'est véritablement retrouvée au coeur de l'armée suisse. Le général prit ses quartiers dans l'ex-villa de la famille d'industriels Cranz, tandis que l'état-major de l'armée s'était installé dans les hôtels, quasiment vides à ce moment. Cette période est également celle de la construction de l'arsenal, d'un nouvel aérodrome militaire, de plusieurs ouvrages d'artillerie et du grand poste de commandement K 4. La « marine de montagne » était elle aussi présente sur les lacs de Thoune et de Brienz.

Originaire d'Unterseen, l'intervenant Silvio Keller, lieutenant-colonel à disposition des troupes du génie et ex-chef, au DDPS, du groupe de travail des monuments militaires ( ADAB ), a présenté à l'aide de nombreuses illustrations d'Adrian Deuschle le développement de la présence de l'armée, puis sa disparition durant les dernières décennies.

Son exposé a notamment été consacré aux nombreux ouvrages souterrains réalisés par l'armée depuis la Deuxième Guerre mondiale. Sylvio Keller a montré un grand nombre de photographies de ces ouvrages ou prises à partir de ces derniers, comme les ex-ouvrages d'artillerie entre Wilderswil et le Kammfluh, les bunkers secrets de commandement de construction ancienne ou moderne, de vastes entrepôts de matériel, ou encore le bunker prévu pour le général Guisan ( «la caverne Wagneren» ). Plus aucun de ces ouvrages n'est utilisé activement aujourd'hui. Certains d'entre eux ont été fermés, tandis que d'autres sont maintenant la propriété de privés. L'orateur n'a évidemment pas omis d'indiquer aux nombreux auditeurs les différentes associations et organisations qui s'occupent aujourd'hui de ces ouvrages et en ouvrent de temps à autre les portes au public.

Photos : © Markus Hubacher, Spiez

Conférences 2014

1er janvier 2014

Le programme des conférences 2014 peut être télécharger ici: